De l’importance des mémoriaux…..

Déjà évoqué dans notre bulletin, il n’est pas inutile de rappeler l’importance des mémoriaux, leurs évolutions, leurs objectifs qui, avec les mouvements de nos sociétés, doivent s’adapter dans leur forme, leur contenu, mais qui sur le fonds restent les mêmes.
L’existence même des mémoriaux, qui sont des lieux où l’on se souvient, où l’on rend hommage aux disparus constituent l’essentiel de notre mémoire. Des lieux tournés vers le souvenir, des lieux de réflexion tournés à la fois sur le passé et le futur.

Avec la disparition des témoins, nous avons besoin de symboles forts, de repères dans l’espace et le temps. Les mémoriaux, musés, lieux de recueillements constituent l’épine dorsale de l’apprentissage de notre histoire.

« Condamné ce lieu à l’oubli serait criminel » disait Pierre GOUFFAULT en évoquant le site de KLINKER. Citation O combien actuelle !

Comment imaginer une société plus juste, plus humaine, plus solidaire sans des repères face à l’individualisme, l’intolérance, l’extrémisme.

A ce titre le mémorial de Sachsenhausen prend toute sa place dans cette réflexion.

Avec la documentation, les expositions spécifiques, les objets, les photos, chacun peut sur le site appréhender ce qu’était le nazisme, ses fondements idéologiques basés sur la domination d’une « race » et les moyens d’élimination des opposants ou des non aryens.

La présence sur le site est indispensable à la compréhension du passé, au travers des émotions, du recueillement, du souvenir et surtout de la réflexion suscitée par le lieu.

Appuyer les initiatives visant à faire connaître ce passé sont dans l’esprit et les fondements de notre Amicale. Les pèlerinages, les voyages mémoriels, les commémorations et les voyages scolaires alimentent nos espoirs.

Comment ne pas être plein d’optimisme en lisant les nombreux témoignages des participants à ces initiatives.

J’en retiendrai quelques extraits de témoignages de jeunes au retour de leur visite.

Julia élève de 3 ème du collège Samuel Duménieu qui au retour de sa visite du camp de Sachsenhausen en octobre 2016 dit en conclusion de son article : « Mes sentiments, selon les lieux visités étaient mélangés : crainte, peur, angoisse, tristesse, colère et espoir »

Ou encore,

Zasie Soulier élève de 3 ème qui au retour de Sachsenhausen en mai 2017 témoigne en parlant des déportés : «  Je voudrais remercier ces hommes et ces femmes qui se sont battus pour une chose : ETRE VRAIMENT CE QU’ILS AVAIENT CHOISI D’ETRE et moi je ne suis que le fruit de leur combat ! Je suis ce que je veux être et comme eux je me battrai pour mes opinions et je ne laisserai personne me voler ma personne »

A la lecture de ces réflexions, je suis persuadée que nous avons raison d’être optimiste.

Mireille Cadiou-Présidente de l’amicale