Les Marches de la Mort

 

Terrée dans le dernier repère
De son empire écroulé
La Bête immonde fait le rêve
D'exterminer tous les rayés.

Encadrée par ses créatures
Toutes dépourvues de remords
La fin de la dure aventure
Seront les Marches de la Mort.

Epuisés, en longues colonnes,
Dans le chaos des derniers jours,
Dans un décor de fin du monde,
Ils pensent encore à leur retour.

Combien de sang, combien de larmes
Devront-ils encore verser
Et puis combien de cadavres
Devront-i Is encore enjamber?


La Liberté est là, si proche,
Qu'ils croient déjà la toucher
Mais les bourreaux qui les accrochent
Sont leur dure réalité

Quand vous verrez les rescapés
Laissez leur un peu de répit
De l'Enfer ils ont réchappé
Laissez les renaître à la vie.


Plus tard ils vous diront l' histoire
Des indicibles horreurs vécues
Peu sont ceux qui pourront les croire
Pourtant c'était encore bien plus.


La Bête immonde est terrassée
Fini les Marches de la Mort
De la liberté que vous vivez
Elle en a été le prix fort.

Jacques GREBOL