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Notre contribution au travail de Mémoire

2020. Nous allons commémorer cette année le 75  anniversaire de la libération des camps de concentration et plus particulièrement pour notre Amicale, le camp d’Oranienburg-Sachsenhausen.

Les inscriptions au pèlerinage en avril s’annoncent importantes. Les jeunes sont déjà bien représentés.

C’est à la fois le résultat de l’engagement des « nouvelles générations » dans le travail de mémoire auprès des familles et des jeunes, mais aussi le résultat des témoignages que nos chers déportés portent inlassablement dans les collèges ou lycées.
2020, c’est aussi la réalisation concrète de l’exposition « Sachsenhausen », sous forme de 54 panneaux, présentant le parcours des déportés depuis leur départ de France jusqu’à leur libération, pour beaucoup, après la « marche de la mort ».
Je voudrais revenir sur l’historique de cette exposition. Projet décidé lors du congrès de 2016, il était difficile de prévoir l’ampleur de la tâche. L’ambition de cette exposition était triple :

- couvrir l’ensemble du parcours des déportés.

- s’assurer de l’authenticité de tous les documents ou témoignages.

- assurer une lisibilité pour tous les publics.

Ainsi, à la suite d’un témoignage de Marcel Suillerot au lycée professionnel Étienne-Jules Marey de Beaune, nous avons échangé avec un professeur de graphisme enthousiasmé par notre projet d’exposition et qui a souhaité en faire son projet pédagogique.
Ce premier volet, technique, a engagé 7  élèves de classes de seconde et première ayant écouté le témoignage de Marcel.

Ils ont ensuite travaillé en 2017 et 2018 sur la conception du projet. Une dizaine de rencontres ont été nécessaires entre l’Amicale, le professeur et les élèves pour décider des modalités conceptuelles des panneaux. Les nombreux échanges témoignent de l’intérêt porté par les jeunes et il fut difficile de choisir entre toutes les propositions.
Le second volet concerne le contenu de l’exposition qui a vu la constitution d’un groupe « Expo » au sein de l’Amicale. Après concertation, il a été décidé que ce contenu s’appuierait sur des photos d’époque, des dessins et des témoignages de déportés. Un important travail de recherches notamment aux archives du Mémorial de Sachsenhausen a été nécessaire afn de qualifer l’authenticité des documents et photos.

Ce beau projet vient d’aboutir puisque l’imprimeur nous a livré les panneaux mi-décembre.

Dans ce prolongement, nous envisageons de pouvoir l’intégrer dans les nouveaux supports numériques. Cette nouvelle étape est à développer dans les prochains mois.
Les premières demandes de cette exposition itinérante émanent du lycée professionnel de Beaune, de Houppeville en Normandie, de l’ambassade de France en Allemagne, de Dijon, de Besançon, de Nantes.

Je ne doute pas qu’elle connaîtra un vif intérêt dans les prochains mois.
Je voudrais particulièrement mettre à l’honneur celles et ceux qui, autour de moi, ont donné de leur temps et porté le projet. M.  Frédéric Pinet, professeur au lycée Marey à Beaune.

Les élèves qui auront la primeur de la première présentation.

Claudine Morvan, qui en a été une des actrices principales, notamment sur l’authentification des documents avec la participation et la validation d’Astrid Ley, directrice adjointe du Mémorial de Sachsenhausen.

Martine Zaganjor, qui a apporté son expertise dans les lectures successives des documents.

André Lassague, Nathalie Lassague, pour leurs recherches et développement des différentes phases

de l’exposition.

Un grand merci à tous les autres participants qui ont apporté leur contribution au groupe de travail.

En cette nouvelle année 2020, mes vœux traditionnels de santé, joie, bonheur vont à tous nos adhérents et leur famille, mais aussi mes vœux pour qu’ils portent autour d’eux notre message d’espoir et de vigilance.

Que chacune et chacun conserve en mémoire les paroles

d’avertissement de Bertolt Brecht :

« Voilà ce qui a failli dominer une fois le monde Les peuples ont fini par en avoir raison

Mais nul ne doit chanter victoire hors de saison. Le ventre est encore fécond d’où peut surgir la bête immonde. » •

 

La Présidente, Mireille Cadiou